Vie et joie à vous qui cherchez Dieu!

dimanche 30 novembre 2014

LETTRE APOSTOLIQUE DU PAPE FRANÇOIS À TOUS LES CONSACRÉS À L'OCCASION DE L'ANNÉE DE LA VIE CONSACRÉE

Chères consacrées et chers consacrés !

Je vous écris comme Successeur de Pierre, à qui le Seigneur a confié la tâche de confirmer ses frères dans la foi (cf. Lc 22, 32), et je vous écris comme votre frère, consacré à Dieu comme vous.
Remercions ensemble le Père, qui nous a appelés à suivre Jésus dans la pleine adhésion à son Évangile et dans le service de l'Église, et qui a répandu dans nos cœurs l'Esprit Saint qui nous donne la joie et nous fait rendre témoignage au monde entier de son amour et de sa miséricorde.
En me faisant l'écho du sentiment de beaucoup d'entre vous et de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, à l'occasion du 50ème anniversaire de la Constitution dogmatique Lumen gentium sur l'Église, qui au chapitre VI traite des religieux, comme aussi du Décret Perfectae caritatis sur le renouveau de la vie religieuse, j'ai décidé d'ouvrir une Année de la Vie Consacrée. Elle commencera le 30 novembre prochain, 1er dimanche de l'Avent, et se terminera avec la fête de la Présentation de Jésus au Temple, le 2 février 2016.
Après avoir écouté la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, j'ai indiqué comme objectifs pour cette Année les mêmes que saint Jean-Paul II avait proposés à l'Église au début du troisième millénaire, reprenant, d'une certaine façon, ce qu'il avait déjà indiqué dans l'Exhortation pos-synodale Vita consecrata: «Vous n'avez pas seulement à vous rappeler et à raconter une histoire glorieuse, mais vous avez à construire une histoire glorieuse! Regardez vers l'avenir, où l'Esprit vous envoie pour faire encore avec vous de grandes choses» (n. 110).

I – Les objectifs pour l'Année de la Vie Consacrée
1. Le premier objectif est de regarder le passé avec reconnaissance. Chacun de nos Instituts vient d'une riche histoire charismatique. À ses origines est présente l'action de Dieu qui, dans son Esprit, appelle certaines personnes à la suite rapprochée du Christ, à traduire l'Évangile dans une forme particulière de vie, à lire avec

lundi 17 novembre 2014

Beauraing

Rencontre de la CoReB Jeunes

14 - 15 novembre

A trente religieux et religieuses nous nous sommes réunis au sanctuaire de Beauraing autour du thème de : « l'affectivité et le célibat. » Sœur Bénédicte de Brouwer de Rixensart nous a guidés dans ce thème passionnant qu'est le psychisme humain. Elle a exposé les trois phases de la psychanalyse : le stade oral, le stade anal et le stade phallique pour montrer les applications dans le vie religieuse.
Le stade oral donne la perspective du « devenir indépendant ». L'application dans la vie religieuse est de grandir dans une liberté, c'est-à-dire d'éviter les relations fusionnelles de tout genre. Et se donner un espace de solitude où on peut intérioriser ses possibilités et ses limites. Cette phase s'articule sous la forme d'une présence/absence de l'autre, de l'Autre. Dieu ne comble pas nos désirs affectifs, mais il se révèle alors comme le tout Autre que nous pouvons rencontrer.
Le stade anal mène sur la voie de « pouvoir être ce que je suis et apprendre à vivre avec les autres. » Dans le concret de la vie religieuse, le but est de trouver sa propre place, et supporter patiemment les petites corrections, voir même les injustices à notre égard. C'est dans cette épreuve du quotidien, qu'avec l'aide de l'humour on arrive à vaincre les difficultés de nos imperfections. Ces dernières doivent être intégrées et acceptées par nous-mêmes. Elles sont probablement ce qui fait de nous des êtres aimables.
Enfin, le stade phallique nous fait « entrer dans l'histoire en tant que femme et en tant qu'homme. » Dans la vie religieuse, le célibat librement choisi et intégré rend la femme plus femme et l'homme plus homme. Le fruit du célibat est « la capacité d'assumer les inévitables frustrations et déceptions de la vie. »

Nos réunions semestrielles sont cependant bien plus que le thème choisi. Elles sont des échanges de regards, de paroles et de prières qui nous portent dans le quotidien. Elles nous font sentir frères et sœurs dans la vérité.

dimanche 2 novembre 2014

Le devoir de scruter, 2eme lettre pour l’Année de la vie consacrée

Les consacrés à l’écoute des cris de l’humanité

La personne consacrée est appelée à «se mesurer continuellement à des demandes et des passions criées par l’humanité». Elle doit donc « avoir le cœur en profonde harmonie avec les hommes et les femmes de son temps pour pouvoir les consoler et, lorsque c’est nécessaire, les réveiller», déclare Mgr Carballo.
Mgr José Rodriguez Carballo, ofm, secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, a présenté la deuxième lettre circulaire en préparation de l’Année de la vie consacrée à l’Université pontificale urbanienne, le 15 octobre 2014.
Le document, dont le titre est "Scruter. Aux consacrés et consacrées en chemin sur les signes de Dieu", poursuit le parcours indiqué dans la première lettre intitulée "Réjouissez-vous". L’Osservatore Romano du 18 octobre rapporte des extraits de l’intervention de Mgr Carballo.
Le point de départ, a expliqué le secrétaire, est l’image biblique de la nuée, «comme signe de la présence, de la bonté et de la fidélité de Dieu, qui guide son peuple dans le désert».
La lettre exhorte les religieux à «scruter», c’est-à-dire à «examiner en profondeur pour voir ce qui n’est pas évident ou visible», «chercher avec soin, avec attention» et «chercher intensément, avec passion».
La personne consacrée est appelée à «se mesurer continuellement à des provocations», à des «demandes et des passions criées par l’humanité». Elle doit donc «avoir le cœur en profonde harmonie avec les hommes et les femmes de son temps pour pouvoir les consoler et, lorsque c’est nécessaire, les réveiller».
Mais elle doit aussi «rester vigilante pour préserver à tout moment la recherche du visage de Dieu et la suite du Christ en se laissant guider par l’Esprit». En effet, «il n’est jamais permis aux consacrés de s’endormir» sous peine de «perdre toute signification évangélique et donc la raison même du choix de la vocation», a mis en garde Mgr Carballo.
Il a donné trois connotations du terme «scruter» : la vigilance, comme «la sentinelle du matin», qui «ouvre grand les yeux et les oreilles de son cœur pour s’apercevoir du passage du Seigneur dans l’histoire et entendre le murmure de sa voix».
La seconde invite à «reconnaître la nuée, même si elle est petite», en dépassant les «signes de mort» et en valorisant les «signes de vie», ce qui veut dire «séparer le bien du mal, pour choisir le bien».
La troisième, enfin, évoque l’ouverture aux nouveautés, «à l’imprévu de Dieu» : «devant la perplexité du moment actuel et la crise que vit la vie consacrée, il n’y a pas d’autre voie pour comprendre quelles sont les décisions que nous devons prendre... sachant que l’on n’a jamais fini de scruter», a-t-il conclu.




(Source: http://www.corref.fr/Le-devoir-de-scruter-2e-lettre.html)